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Les anciens du BIAM

Comprendre les algues vertes pour veiller sur les océans

Les travaux de recherche menés par Adrien BURLACOT, ancien doctorant du BIAM, font l'objet de répercussions internationales qui lui ont permis de se faire connaitre de son laboratoire actuel. Reçu lauréat au prix de thèse 2020 de l'Université Aix-Marseille, en décembre dernier il décroche un post-doctorat à L'Université de Californie Berkeley, dans le département de Biologie des Plantes et des Microorganismes pour étudier les systèmes d'adaptation des organismes photosynthétiques aux fluctuations de leur environnement. Interview

Publié le 5 février 2021

Newsletter du BIAM : Après une formation d'ingénieur polytechnicien (Ecole polytechnique) ainsi qu'un master 2 en biologie végétale à l'Université Paris Saclay, vous avez rejoint le BIAM. Vous y effectuez une thèse sur la fixation du CO2 atmosphérique chez les micro-algues photosynthétiques. Vos découvertes vous ont notamment fait connaitre du professeur Krishna Niyogi, votre directeur actuel. Quels liens faites-vous aujourd'hui entre vos découvertes et vos nouveaux objectifs de recherche ?

Adrien BURLACOT : Durant ma thèse à Cadarache, je me suis rendu compte que très peu de choses sont connues sur la manière dont les organismes photosynthétiques s'adaptent aux changements environnementaux (qui ont lieu de manière permanente) tels que les variations de CO2, de lumière ou de température. Les quelques études faites en ce sens manquent d'un cadre formel pour comprendre les mécanismes mis en jeu lors de ces changements environnementaux et avec quelle dynamique.

Mon projet va donc utiliser des méthodes d'ingénierie des systèmes pour comprendre de manière temporelle ces mécanismes chez les algues et les plantes lors de fluctuations lumineuses. Pour mieux les appréhender, je vais étudier en parallèle les interactions entre différents mécanismes à l'échelle subcellulaire grâce à des techniques d'imagerie super-résolution.

NLB : Quels sont vos projets à plus long terme ?

AB : Dans la période actuelle, il est dur de se projeter sur plus d'un an. Malgré tout, j'aimerais pouvoir continuer à découvrir comment les algues fonctionnent et comment elles vont s'adapter aux changements environnementaux qui s'annoncent. Les microalgues sont responsables de la moitié de la fixation biologique de CO2. Elles sont à la base de toute la chaîne alimentaire marine. De leur adaptation aux variations du climat dépendra en partie le futur de notre planète. Beaucoup de choses restent à découvrir dans ce domaine, et je souhaite participer au développement de ces nouvelles connaissances qui nous permettront de mieux appréhender le futur de la vie sur Terre.